Accaparement des Terres

A l’heure actuelle, près de 80% des victimes de la faim vivent paradoxalement là où la nourriture est produite : dans les campagnes. 50% sont des petits producteurs et productrices, 20% des ouvriers agricoles et des paysans sans terre, 10% des éleveurs nomades, des pêcheurs, ou des personnes qui vivent des ressources forestières) et les 20% restant sont des personnes démunies vivant en milieu urbain.

Le manque d’accès aux ressources productives – en particulier à la terre – est une des principales raisons qui conduisent à la faim chronique.

Les petits agriculteurs sont souvent victimes de projets ou processus qui leur font perdre l’accès à leurs terres ou aux ressources. Beaucoup d’individus, de groupes et de communautés sont privés de l’accès à la propriété de la terre, à l’agriculture, aux moyens de commercialisation de leurs produits agricoles. Les femmes sont particulièrement discriminées, elles représentent 70% des personnes qui souffrent de la faim. Malgré leur grande contribution à la production agricole et à l’accès à d’autres ressources productives comme les crédits et les technologies, les femmes ne possèdent le plus souvent pas leur propre terre ou n’ont pas accès aux programmes de soutien de l’agriculture.

Le travail de FIAN sur l’accès à la terre a pour objectif de promouvoir une prise de conscience nationale et internationale le concernant et d’analyser la thématique sous l’angle des droits humains. En plus de ce travail, qui vise à apporter des solutions aux cas concrets de non-respect des droits humains, FIAN travaille sur le développement de nouveaux standards de protection des droits humains pour les personnes, groupes et communautés qui se font expulser de leurs terres par la force ou sont menacés par de tels actes, notamment la Déclaration sur les droits des paysannes, paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales.